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Aérothermie : non sauf...

ou le choix en dernier lieu

Le développement des pompes à chaleur, que nous connaissons de nouveau depuis quelques années, a tendance à se faire, sous l'impulsion de vendeurs, sans tenir compte de quelques points très importants qui ressortent de l'expérience des 30 dernières années :

- La puissance calorifique des pompes à chaleurs (PàC) sur l'aérothermie chute fortement avec la baisse de la température extérieure (TE°) au point que le rapport énergie produite sur énergie consommée devient bien moins favorable qu'annoncée à partir de TE° de l'ordre de +2/+3. Mal étudiée (ce qui arrive assez souvent), une installation peut ne pas produire suffisamment de chaleur par hivers plutôt froids comme ceux de 2008/2009 et 2009/2010. D'ailleurs, avec les plaintes de clients pas du tout satisfaits par rapport à des promesses faites un peu légèrement par des vendeurs qui ne se chauffent certainement pas chez eux avec une PàC sur l'aérothermie, certains fabricants ont commencé de développer des matériels incluant une chaudière fuël qui vient en relève à partir de TE° +2. Dans les années 1980 (1ère vague de développement des PàC), celles sur l'aérothermie, souvent installées sur abonnement EDF EJP, étaient systématiquement relevées par un autre moyen de chauffage (fuël, gaz, bois) à partir de TE° +5.

Pour installer une PàC sur l'aérothermie, il est donc impératif de prévoir un autre moyen de chauffage : chaudière fuël ou gaz (= 2 contrats d'entretien et de suivi) ou une forte résistance électrique (= abonnement EDF de puissance élevée) ou un poële à bois, insert, cheminée (= 1°) Il faut pouvoir être présent pour les alimenter. 2°) Le prix du bois de chauffage est appelé à monter et, lorsqu'il est importé -ce qui est déjà en partie le cas- son bilan carbone, comme celui du fioul ou du gaz, est peu favorable et ne répond plus vraiment aux critères de respect de l'écologie visés) ou des pulls-over...

- L'esthétique des unités extérieures est également plus que discutable, et leurs bruits de fonctionnement (ventilateurs) deviennent en général assez désagréables après quelques années au point que ce soient des causes de mésentente avec les voisins.

- L'expérience des années 1980 à 2000 a montré aussi que la durée de vie des PàC sur l'aérothermie, avec un rendement calorifique à peu près satisfaisant (toujours sous les conditions évoquées plus haut), dépassait rarement 10 à 12 ans : il est à craindre que le scénario ne se reproduise faisant encore beaucoup de mécontents.